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Cette sélection relie faits, analyses et récits sur les transformations en cours. Croise les sources avant d'en faire une certitude.

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Gouvernance des communs

Auteur(s) Elinor Ostrom
Année 1990
Origine États-Unis
Statut théorie institutionnelle issue d’études empiriques
Langues international

Description

Un pâturage, une nappe phréatique, une forêt ou un système d’irrigation peuvent-ils être gérés autrement que par la propriété privée ou par une autorité centrale ? Les travaux d’Elinor Ostrom déplacent cette alternative devenue réflexe. À partir de communautés qui ont parfois maintenu une ressource partagée pendant des générations, ils montrent que les usagers peuvent construire eux-mêmes des règles durables — et que leur réussite dépend moins d’une formule universelle que de la qualité des institutions qu’ils font vivre. Un commun articule une ressource, une communauté qui en dépend et des règles qu’elle peut comprendre, modifier et faire respecter.

Références

  • Governing the Commons – Elinor Ostrom (1990)
  • Understanding Institutional Diversity – Elinor Ostrom (2005)
  • Prix Nobel d’économie – information populaire (2009)

Concepts-clés

  • Ressource commune : l’usage de chacun affecte ce qui reste disponible pour les autres
  • Institution vivante : des règles comprises, surveillées et révisables par leurs usagers
  • Congruence : des contributions proportionnées aux bénéfices et au contexte local
  • Sanctions graduées : réparer un écart sans transformer immédiatement son auteur en ennemi
  • Gouvernance polycentrique : plusieurs centres de décision coordonnés plutôt qu’un centre unique
  • Droit à l’auto-organisation : la communauté peut construire et faire évoluer ses règles

Ce que cette pensée déplace

Elle fait passer la question de « qui doit posséder ? » à « quelles relations, quelles règles et quels apprentissages permettent de prendre soin ensemble ? ». Dans le langage du Point Zéro, elle accueille simultanément le besoin de cadre et le pouvoir de le transformer : ni abandon de la règle, ni confiscation de la décision.

Point de vigilance

Les principes d’Ostrom sont des repères d’enquête, pas une recette à plaquer. Une petite communauté d’irrigants et un commun planétaire ne disposent ni des mêmes frontières, ni des mêmes rapports de force, ni des mêmes possibilités de sanction. La référence aux communs devient décorative si le pouvoir réel et la redistribution de la valeur ne sont pas examinés.

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